Les roi du Chaâbi

Les roi du Chaâbi
Le chaabi est une musique Algérienne qui a été écrite pour la première fois en 1928 par de vieux artistes d'Algérie et avec des instruments anciens comme : l'ode (vieil instrument traditionnel qui ressemble à la mandoline), le banjo, la mandoline et la flûte ...
Les artistes du chaâbi chantent pour les esprits des moudjahidines(les anciens combattant contre l'armée française), pour les évènements de la guerre d'indépendance(du 01-11-1945 au 05-05-1962) et pour ne pas oublier ce qui s'est passé pendant la guerre.



Dahmane El Harrachi

Abdelkader Chaou

El Hachemi Guerouabi

El Hadj Mohamed El Anka

Dahmane El Harrachi

# Posté le mardi 25 octobre 2005 07:09

Ahmed Wahby & Houari Blaoui

Ahmed Wahby & Houari Blaoui
Blaoui Houari est avec Ahmed Wahby un des précurseurs de ce qui deviendra plus tard le raï moderne...

Né le 23 janvier 1926 à Sidi Blel dans le quartier de M'dina Jdida d'Oran, Blaoui Houari est avec Ahmed Wahby un des précurseurs de ce qui deviendra plus tard le Raï moderne.

Son apprentissage musical, il le fera grâce à son père Mohamed Tazi mélomane et joueur de "Kouitra" (sorte de guitare) ainsi que son frêre Kouider Blaoui qui lui fera découvrir et aimer les sonorités du banjo et de la mandoline. Il quitte l'école vers l'âge de 13 ans pour aider son père qui tenait un café situé à l'angle du Bain de l'Horloge. Il s'occupera de l'entretien du Phonographe et de la diffusion des 78 tours produits par les grandes vedettes algériennes et égyptiennes. Avide d'apprendre la musique, il se met à l'écoute des musiciens regroupés autour de Cheikh Bouzembir. Petit à petit et sous l'influence de musiciens oranais, il va s'imprégner de la musique moderne; genre qui était prisé par les Wled El Agba (désignant des personnes originaires d'un quartier riche d'Oran) et qui écoutaient du Paso Doble, Tino Rossi ou encore Rina Kitty...

... un modernisateur à l'ancrage bien oranais.

C'est aux Folies Bergères - devenu aujourd'hui salle El-Feth - que Blaoui Houari remporte un premier prix de radio-crochet. Ce succés le décidera dans une voie de modernisateur d'un genre populaire oranais le : Bédoui auquel il restera attaché.
En 1942, lors du débarquement Américain à Oran, il est engagé comme pointeur aux docks du Port. Il va alors s'initier au piano et à l'accordéon et reprendra - en compagnie de Maurice Médioni - des succès américains et français. Durant les années 40, il anime des mariages, des circoncisions et des fêtes familiales, transcrivant, pour la première fois, la musique bédouine avec des instruments modernes notamment en reprenant la célébre "qacida" - Biya Dek el Môr - écrite par Cheikh Bensmir.
En 1943, il fonde avec l'aide de son frêre Maâzouzi et de l'arbitre international Kouider Benzelat son premier orchestre musico-théâtral où l'on retrouve Abdelkader Haoues, Boutlélis, Meftah Hmida et Blaoui Kouider. A l'époque l'orchestre répéte dans un petit local situé Boulevard de l'Industrie.

En 1949, Mahieddine Bachetarzi lui confie la formation et la direction de l'orchestre chargé d'animer, tous les quinze jours durant six mois, la saison de l'Opéra d'Oran.

Devenu professionnel, il enregistre en 1955 chez Pathé son premier 45 tours où il reprend le fameux Rani M'Hayer de Benyekhlef Boutaleb.

Tout au long de sa carrière, son répertoire s'enrichira de près de 500 chansons qui influenceront nombre de chanteurs des années 80 dont Cheb Mami et Houari Benchenet qui deviendra un de ses plus fervents admirateurs. Il reste celui qui a le plus adapté les textes populaires de l'Oranie en composant et chantant les textes des Cheikhs Miloud, Mostefa Ben Brahim, El Hadj Khaled Ben Ahmed, Kadour Ould M'Hamed, M'Barek Essouci...

Après l'indépendance, il prendra la direction de la station régionale d'Oran de la RTA avant de diriger à Alger, en 1967, le Théâtre National Algérien. En 1970, il participe durant sept mois à l'animation de l'ensemble musical algérien qui se produisait à l'Exposition Universelle d'Osaka, au Japon.

Aujourd'hui, l'activité de Blaoui Houari se concentre à la recherche sur les musiques Arabo-andalouse et Chaâbi et l'enregistrement d'un CD composé de nouvelles et anciennes chansons qui devrait sortir en Mai 2001.


"Le grand mérite de Blaoui aura été de se mettre à l'écoute de grands Cheikhs, de les chanter avec talent, sur une musique qui reste fidèle à leur verbe, à leur sensibilité et à leur authenticité."


Mounior Boumessaoud
http://membres.lycos.fr/blaoui/

# Posté le vendredi 21 octobre 2005 09:56

Modifié le samedi 04 octobre 2008 11:05

Cheikha Rimitti

Cheikha Rimitti
Nouar

Cheikha Remitti est l'essence même du raï. Elle symbolise tout autant la liberté que son peuple a tant de mal à acquérir que la fierté qui maintient celui-ci debout. Elle a toujours refusé de se plier aux principes rétrogrades, aux conformismes aliénants, ainsi qu'aux règles du show-bizz. C'est pourquoi "Nouar", fleur en arabe, dégage ce parfum d'énergie pure et sans compromis que l'on a plus l'habitude de trouver dans le premier CD d'un adolescent génial que dans celui d'une mamie qui a démarré sa carrière à l'époque du 78 tours. Nous espérons que l'intérêt actuel pour les musiques du Maghreb rendra à Cheikha Remitti ce qui lui appartient. La première place !

Son nouvel album "N'ta goudami" est un des meilleur cd raï cette année...

# Posté le samedi 24 septembre 2005 09:18

Modifié le mardi 20 décembre 2005 10:11

Musique Traditionnelle

Musique Traditionnelle
"A l'origine, les vieux sages des villages algériens donnaient leur avis ("rai") aux habitants venus chercher conseils. Le rai dit traditionnel est apparu au siècle dernier à Oran, hérité de différentes formes de poésie: une voix abîmée par les cigarettes et l'alcool sur fond de darbouka et de flûtes de roseau. Fusionnant avec les influences égyptiennes et françaises, les instruments traditionnels sont peu à peu remplacés par de plus modernes et électrifiés. La rencontre en 1974 du trompettiste Messaoud BELLEMOU et du jazzman Safi BOUTELLA marquera la naissance du pop raï. Quelques années plus tard, la nouvelle génération du raï, les chebs introduisent le synthétiseur et la boite à rythmes. L'Algérie, prise dans ses contradictions, entre archaïsme et modernité, n'avait pas prévu l'explosion de ce phénomène. Une jeunesse, qui a soif de vivre, le hurle dans des chansons quasi libertines dans lesquelles l'amour et la fête reviennent comme des leitmotivs."

# Posté le lundi 05 septembre 2005 09:03

Modifié le jeudi 27 octobre 2005 07:01

Ahmed Wahby

Ahmed Wahby
Né à Marseille en 1921 et mort à Alger en 1993, Ahmed Wahby - de son vrai nom Ahmed Driche Tedjini - est l'un des fondateurs avec Blaoui Houari du genre musical : El Asri. Un genre nouveau né à Oran dans les années 40 et influencé par les grands Maîtres égyptiens de la musique arabe : Mohamed Abdelwahab et Farid El Atrache. Un genre qui tout en empruntant son style à l'Orient utilise les rythmes et le langage poétique typiquement oranais.

Fils du chanteur Dader qui fut membre du groupe "S'hab El Baroud" ou Banda Zahouaniya et que l'on croisait au café Bendouma dans le quartier de M'dina Jdida, Ahmed Wahby va trouver sa vocation de chanteur à travers le réseau du scoutisme et notamment avec la création en 1937 du groupe de scouts musulmans d'Oran - "En-Najah" - dont il fera partie avec Hamou Boutlélis et Kada Mazouni. Son talent se révélera lors des longues veillées qui se déroulaient dans la forêt de Misserguine au cours desquelles il reprenait le répertoire de Abdelwahab.


... le poête de " l'oranité " profonde .

Auteur de plusieurs de ses chansons, il fera appel à d'autres poêtes pour des textes authentiquement oranais. C'est ainsi qu'il sollicitera le poête Abdelkader Khaldi - l'auteur de Bakhta qui eût une grande influence sur la chanson oranaise - ou encore certains maîtres de la poésie populaire comme Mostefa Benbrahim, Cheîkh Saïd ou Cheîkh Benkablia. En 1950, il enregistre chez Pathé-Marconi sa chanson phare sur le thème de l'exil qui le consacre dans la tradition algérienne : Wahran Wahran. Chanson où il évoque son père Dader. L'essentiel de son oeuvre se fera dans l'exil puisqu'il vécut à Paris de 1947 à 1957 avant de rejoindre Tunis où il fonde la troupe musicale du FLN. Période où il mène une activité de propagande pour la cause nationale. Résidant à Oran depuis l'indépendance, il ne quittera cette ville qu'à deux reprises : de 1965 à 1967 en séjournant à Paris puis de 1969 à 1971 pour le Maroc. De retour à Oran, il prendra la direction musicale du Théâtre Régional d'Oran.

Poursuivant une oeuvre qu'il appelera "l'aventure de la chanson algérienne", Ahmed Wahby est contraint au fil des ans de réduire son activité suite à des problèmes de santé. Il meurt à Alger en 1993.

# Posté le mercredi 13 juillet 2005 09:33

Modifié le mercredi 13 juillet 2005 10:12